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Financement des études : anticiper sereinement

Financement des études des enfants : anticipez sereinement grâce à une stratégie claire et efficace, sans sacrifier vos autres projets de vie personnels.

**Et si prévoir les études de ses enfants devenait un levier de sérénité financière, plutôt qu’un casse-tête ?**C’est le défi que Vincent, kiné indépendant et père de trois ados, a relevé avec lucidité et stratégie. Installé dans un village de l’Isère avec sa famille, il s’est posé LA question que beaucoup de parents évitent : comment anticiper le financement des études des enfants… tout en poursuivant ses projets de vie ?

Une famille soudée… face à de grands projets

Vincent, 48 ans, vit près de Grenoble avec sa femme Céline et leurs trois enfants de 12, 16 et 18 ans. La vie y est douce, sportive, entourée de montagnes, mais pas exempte de défis : leur fille aînée vient de quitter le nid pour ses études, et avec elle sont arrivées les premières dépenses sérieuses.

« 800 euros par mois, ça change vite un budget ! », partage-t-il. Et ce n’est que le début : dans les 11 prochaines années, leurs trois enfants devraient leur coûter environ 140 000 euros en frais d’études. Sans compter un autre projet qui leur tient à cœur : une extension de leur maison, estimée à 60 000 euros. Total de l’équation : 200 000 € à financer… sans perdre pied.

Financement des études des enfants : éviter l’endettement à tout prix ?

Vincent et Céline gagnent bien leur vie (6 700 € nets mensuels) mais gèrent leur budget au cordeau. Pas question pour eux de multiplier les crédits. Déjà endettés à hauteur de 35 %, avec deux prêts en cours (résidence principale et studio en location à Lyon), l’idée d’un nouveau crédit les met mal à l’aise.

Heureusement, leur patrimoine global de 900 000 euros, entre immobilier et placements financiers, leur offre des solutions. Mais encore faut-il y voir clair, car seuls 146 000 € sont immédiatement disponibles : le reste est bloqué sur des supports peu liquides ou fiscalement contraints (SCPI, PER, immobilier locatif…).

Autre point d’attention : 90 % de leurs placements financiers sont exposés aux marchés, donc volatils. Pas idéal quand on a besoin de visibilité à court terme.

Revoir l’allocation de son patrimoine : une question de timing

Vincent avait deux pistes en tête : vendre son bien locatif ou réorganiser ses investissements. Voici ce que nous lui avons recommandé.

🏠 Option 1 : vendre le studio lyonnais pour dégager des liquidités

Acheté en 2015 en loi Pinel, ce bien est estimé aujourd’hui 10 % en dessous du prix d’achat, soit environ 145 000 €. Une fois le crédit remboursé, Vincent pourrait récupérer 75 000 € nets, de quoi financer deux ans de dépenses (travaux inclus) sans impacter ses autres projets.

Cette solution présente plusieurs avantages :

Éviter une surcharge fiscale (perte de l’avantage Pinel)

Dégager une somme stable et sans risque, à placer sur un fonds en euros performant (par exemple Euro Exclusif de BoursoBank à 3 % en 2024)

Utiliser un contrat d’assurance-vie déjà existant (et mature) pour bénéficier de l’abattement fiscal sur les retraits

📊 Option 2 : garder le bien et lisser les dépenses dans le temps

L’appartement génère un loyer régulier (7 800 €/an) avec peu de vacance locative. Son rendement brut est faible (4,9 %), mais stable. Si Vincent le conserve, il peut optimiser sa fiscalité avec le régime réel du micro-BIC, qui permettrait de réduire fortement l’imposition sur les loyers (voire de la ramener à zéro), à condition de bien amortir le bien.

Cette stratégie implique de :

Réorganiser 60 000 € de ses placements existants vers un support sécurisé (fonds en euros)

Utiliser le contrat BoursoBank comme réceptacle unique, déjà bien fourni (39 000 €)

Programmer des retraits réguliers pour lisser les dépenses

Reconstituer progressivement sa trésorerie grâce à l’épargne mensuelle et la fin du prêt principal dans 4 ans

Le rôle clé de l’allocation dans le financement des études des enfants

Un bon financement des études des enfants repose aussi sur une stratégie d’investissement ajustée au bon horizon de temps.

📆 Court terme (1-2 ans)

=> Priorité aux supports garantis comme les fonds en euros➡️ Vincent devrait concentrer les 75 000 € récupérés sur Bourso Vie (assurance-vie BoursoBank), dédiée exclusivement à ses dépenses immédiates.

🕰️ Moyen terme (2-5 ans)

=> Pour sa deuxième fille, une allocation équilibrée est idéale :

40 % fonds en euros

40 % obligations

20 % actions➡️ Cela allie stabilité et performance mesurée.

⏳ Long terme (6 ans et plus)

=> Pour le benjamin, une prise de risque plus marquée est possible au départ, avec des ajustements progressifs à mesure que l’échéance approche.

Et pourquoi pas un prêt étudiant… à petite dose ?

Même si Vincent préfère financer lui-même, il pourrait aussi faire appel à de petits prêts étudiants, pour responsabiliser ses enfants tout en préservant son capital.

➡️ Les banques proposent des taux attractifs (entre 0,8 et 3 %), avec des remboursements différés. Les parents peuvent se porter caution.

⚠️ À noter : ces prêts sont rarement disponibles dans les banques en ligne, et nécessitent parfois de souscrire des packages complets.

Et après les études ? Préparer la retraite et se protéger

Vincent, comme beaucoup de libéraux, sera fortement impacté à la retraite. Il détient déjà deux PER (dont un Madelin transformé), mais l’un d’eux présente des frais excessifs (4 % !). Un transfert est envisageable, mais attention aux frais de sortie (1 % possibles si transfert avant 5 ans).

➡️ Des PER adaptés aux indépendants comme ceux d’Ampli Mutuelle ou de la MACSF sont à privilégier.

Autre point à ne pas négliger : la prévoyance. En cas de pépin, un arrêt de travail ou une invalidité peut mettre en péril l’équilibre familial. Une bonne assurance permet de maintenir jusqu’à 100 % des revenus et les cotisations sont déductibles fiscalement.

Résumé : les choix de Vincent pour financer sans stress

✔️ Créer une poche sécurisée sur son assurance-vie BoursoBank✔️ Réaliser un arbitrage patrimonial (vente du bien ou réorganisation des placements)✔️ Mettre en place des retraits programmés✔️ Envisager un petit prêt étudiant pour ses enfants✔️ Optimiser ses supports retraite✔️ Souscrire une **assurance prévoyance indépendante

FAQ

Combien faut-il prévoir pour financer les études de son enfant ?

Le coût moyen des études supérieures en France varie de 1 000 € à 15 000 € par an selon la filière. Pour une école de commerce ou d’ingénieur, prévoyez entre 30 000 € et 50 000 € sur 5 ans. Commencer à épargner tôt permet de lisser cet effort.

Quel placement choisir pour épargner pour les études ?

L’assurance-vie est souvent le meilleur support grâce à sa souplesse et sa fiscalité avantageuse après 8 ans. Un PEL peut aussi convenir si vous visez un horizon de 4 à 10 ans. Adaptez le niveau de risque à l’échéance prévue.

Peut-on déduire les frais de scolarité de ses impôts ?

Vous bénéficiez d’une réduction d’impôt de 61 € par enfant au collège, 153 € au lycée et 183 € dans l’enseignement supérieur. Ce n’est pas un crédit d’impôt : si vous n’êtes pas imposable, vous ne percevez pas cette somme.

Conclusion : Financer les études, c’est aussi transmettre

Au fond, cette démarche de Vincent n’est pas seulement financière. C’est une transmission de valeurs : prévoyance, responsabilité, autonomie. En réorganisant ses placements, il allège la pression familiale et montre à ses enfants qu’on peut faire face aux grands défis avec méthode et confiance.

Car le financement des études des enfants, ce n’est pas seulement une affaire d’argent : c’est aussi une façon de leur ouvrir la voie, sereinement.