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Investir en période d’instabilité : méthode et recul

Investir en période d’instabilité : comment agir avec méthode sans céder à la panique. Stratégies concrètes pour saisir les opportunités malgré l’incertitude.

« Ce n’est pas le bon moment pour investir. On va attendre que ça se stabilise. »Cette phrase, tu l’as peut-être déjà dite. Ou entendue. Et c’est bien normal. Entre tensions géopolitiques, inflation persistante, endettement public, élections à venir… le climat est tout sauf rassurant. Pourtant, ce contexte pourrait bien cacher une opportunité à saisir — si l’on sait comment s’y prendre.

Alors, faut-il investir en période d’instabilité ? Et si oui, comment le faire sans céder à la panique ni prendre des risques inconsidérés ? C’est ce que nous allons explorer ensemble, avec recul, méthode… et lucidité.

Volatilité des marchés : une réalité normale, pas une anomalie

La volatilité, en finance, c’est un peu comme les turbulences en avion : désagréable sur le moment, mais rarement dangereuse. Elle mesure les variations de prix d’un actif sur une période donnée. Plus elle est élevée, plus les fluctuations sont importantes.

Beaucoup l’associent à une menace. Pourtant, il est essentiel de distinguer deux choses :

La volatilité, qui reflète un mouvement temporaire du marché ;

Le risque réel, c’est-à-dire la possibilité de subir une perte définitive.

Les marchés sont vivants. Ils montent, corrigent, repartent, chutent parfois violemment, puis rebondissent. Depuis les années 70, les investisseurs ont connu des dizaines de replis supérieurs à 10 %, dus à des crises énergétiques, politiques, sanitaires ou financières. Et pourtant, la tendance de fond reste haussière sur le long terme.

Ces baisses ne sont pas des accidents de parcours : elles font partie du cycle normal. Sans elles, il n’y aurait tout simplement aucune raison de rémunérer le risque. Accepter cette réalité, c’est déjà reprendre une forme de pouvoir sur sa relation à l’investissement.

Pourquoi investir en période de baisse peut devenir une opportunité

Prenons un exemple simple : imaginez que vous vouliez acheter une voiture neuve. Du jour au lendemain, son prix chute de 15 %. Est-ce une mauvaise nouvelle ? Pas forcément — surtout si vous aviez prévu cet achat.

Il en va de même pour les marchés financiers. Investir pendant une phase de baisse, c’est acquérir des actifs à un prix inférieur à leur valeur d’avant-crise, ce qui augmente le potentiel de performance à long terme. C’est le principe de la stratégie dite buy the dip.

Mais attention : il ne s’agit pas de jouer au devin. Le fameux « timer le marché » (essayer d’acheter au plus bas et de vendre au plus haut) est une stratégie risquée, souvent inefficace. Pourquoi ? Parce qu’aucun investisseur, aussi expérimenté soit-il, ne peut prédire avec précision les points hauts et les points bas.

C’est là qu’intervient une méthode plus sereine : le Dollar Cost Averaging (DCA). Cette approche consiste à investir régulièrement une somme fixe, peu importe l’état du marché. Ainsi, vous lissez votre prix d’achat dans le temps, en réduisant l’impact des fluctuations.

C’est une stratégie qui a fait ses preuves. Elle favorise la constance, l’ancrage dans le long terme et évite les décisions dictées par l’émotion.

Discipline, régularité, et clarté : les vrais piliers d’une stratégie durable

Face à l’instabilité, trois profils d’investisseurs se dessinent généralement :

Ceux qui prennent peur et vendent tout, parfois avec de lourdes pertes.

Ceux qui restent fidèles à leur stratégie, même si la peur est présente.

Ceux qui, ayant les moyens et un horizon long, profitent des baisses pour renforcer leurs positions.

Les études montrent que ce sont les profils 2 et 3 qui s’en sortent le mieux à long terme. Pourquoi ? Parce qu’ils posent des choix alignés, rationnels et construits.

Le nerf de la guerre, ce n’est pas l’intuition ni le flair. C’est la discipline et la régularité. Même une stratégie simple peut produire des résultats solides si elle est suivie avec rigueur et adaptée à votre situation.

Et justement, l’enjeu est là : votre stratégie d’investissement doit refléter votre réalité, vos priorités, vos contraintes. Il ne s’agit pas d’appliquer des recettes toutes faites, mais de créer un cadre qui vous ressemble — et vous rassure.

Investir, c’est choisir malgré l’incertitude

Il est tentant d’attendre que « tout aille mieux ». Mais dans les faits, il n’y a jamais de moment parfait. Il y aura toujours une réforme, une élection, une crise internationale pour semer le doute. Reporter sans cesse ses projets, c’est parfois une forme de protection… mais aussi une forme d’auto-sabotage.

Plutôt que de chercher le moment idéal, il peut être plus juste de se demander :

De quoi ai-je besoin pour avancer sereinement ?

Quel est mon horizon de placement ?

Quelles sont mes priorités financières réelles ?

Suis-je prêt·e à accepter des hauts et des bas pour construire quelque chose de durable ?

L’instabilité ne doit pas être vue comme un obstacle, mais comme un contexte dans lequel des choix sont possibles. Même — et surtout — si ces choix sont modestes au départ.

FAQ

Faut-il arrêter d’investir quand les marchés baissent ?

Non, les périodes de baisse sont souvent des opportunités d’achat à prix réduit. L’investissement régulier (DCA) permet de lisser le prix d’entrée et de profiter des reprises. L’essentiel est de garder un horizon long terme.

Comment protéger son épargne en période d’incertitude ?

Diversifiez entre plusieurs classes d’actifs (fonds euros, actions, immobilier, obligations). Maintenez une épargne de précaution sur des supports liquides et sécurisés. Évitez de concentrer vos placements sur un seul secteur.

Quel est le meilleur placement en temps de crise ?

Il n’existe pas de placement miracle, mais les fonds euros, l’or et les obligations d’État offrent une relative stabilité. Un portefeuille équilibré entre sécurité et dynamisme reste la meilleure approche, quel que soit le contexte.

Conclusion : investir en période d’instabilité, c’est possible. Et même pertinent.

Non, la volatilité n’est pas un frein à l’investissement. C’est un élément du paysage. En l’acceptant comme tel, on évite la paralysie et on se met en mouvement, à son rythme.

Investir en période d’instabilité demande :

Une bonne compréhension de ce qu’on fait,

Une stratégie claire,

De la régularité,

Et un accompagnement, si besoin, pour poser des choix éclairés.

Il ne s’agit pas de prendre des risques inconsidérés, ni de foncer sans filet. Il s’agit de reprendre le pouvoir sur ses finances, même dans un environnement incertain. Parce qu’au fond, investir, ce n’est pas parier sur les marchés. C’est parier sur soi, sur ses projets, sur le long terme.

Et maintenant ?

Vous vous demandez comment investir sereinement malgré la volatilité actuelle ?Vous avez envie d’y voir plus clair, mais sans pression ni jargon financier ?

Je vous accompagne pour poser une stratégie à votre image — simple, alignée, apaisée — et avancer, un pas après l’autre.

Réconcilier les gens avec leur argent, leur histoire, et leur pouvoir d’agir.