Ces derniers mois, les Français ont principalement orienté leur épargne vers les livrets d’épargne classiques.
Mais pourquoi un tel choix ? La disponibilité immédiate de ces fonds rassure de nombreux épargnants, surtout lorsqu’il s’agit de l’épargne destinée aux enfants ou petits-enfants.
Cependant, ces placements offrent un rendement limité, atteignant au maximum 0.5%. N’existe-t-il pas des options plus avantageuses ?
L’assurance-vie est un excellent outil d’épargne, adapté à tous les âges, y compris pour les enfants mineurs. Deux raisons principales devraient vous convaincre de choisir cette solution pour l’épargne de vos enfants.
L’horizon de placement : Avec une assurance-vie, vous pouvez diversifier largement l’allocation d’actifs grâce à une architecture ouverte. La disponibilité des fonds : Contrairement aux idées reçues, les sommes investies dans une assurance-vie sont disponibles à tout moment. La principale différence avec un livret réside dans la fiscalité appliquée jusqu’au huitième anniversaire du contrat.
Payer de l’impôt sur la plus-value en cas de retrait est en réalité positif : cela signifie que votre contrat a généré des gains. Pendant les huit premières années, les retraits sont soumis à la flat-tax uniquement sur la part des intérêts. Au-delà, seuls les intérêts dépassant 4 600 euros sont imposés.
Pour diversifier au mieux un contrat d’assurance-vie, il est judicieux d’envisager des placements au-delà du simple fonds en euros. De nombreux contrats permettent d’investir dans des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), des OPCI (Organismes de Placement Collectif en Immobilier) et des SCI (Sociétés Civiles Immobilières), ainsi que diverses unités de compte.
Pour un enfant mineur, l’horizon de placement est souvent à moyen ou long terme. Cela permet d’inclure des unités de compte plus ou moins risquées sans crainte excessive. Une allocation d’actifs sur une période d’au moins huit ans pourrait ressembler à ceci :
Cette allocation permet de profiter des opportunités de marché, en réorientant les fonds sécurisés vers des actifs plus dynamiques en période de volatilité. Les fonds immobiliers génèrent des rendements périodiques qui peuvent être réinvestis dans des unités de compte, dynamisant ainsi l’épargne sans trop exposer le capital au risque. Certains contrats automatisent même ce processus.
C’est le rendement actuel d’une de mes assurance-vies.
Depuis 2007, il est possible de faire des dons de sommes d’argent à ses enfants ou petits-enfants, jusqu’à 31 865 euros tous les quinze ans, sans aucune fiscalité. Ces dons peuvent aussi inclure des « présents d’usage » lors d’événements particuliers, tant qu’ils restent raisonnables par rapport aux capacités du donateur.
Les parents et grands-parents utilisent souvent ces dons pour financer des projets futurs, comme les études ou l’achat de la première résidence principale. L’assurance-vie est donc un excellent réceptacle pour ces fonds, permettant de les faire fructifier tout en assurant leur disponibilité lorsque l’enfant en aura besoin.
Il est recommandé de sécuriser progressivement l’épargne de l’enfant au fil des années, afin qu’il retrouve son capital dans de bonnes conditions lorsqu’il en aura besoin. À sa majorité, l’enfant deviendra titulaire des sommes investies et pourra en disposer librement. Toutefois, il est possible de restreindre cette disponibilité avec un pacte adjoint, signé par le donateur, incluant une clause d’inaliénabilité temporaire jusqu’aux 25 ans de l’enfant.
En conclusion, placer l’épargne de vos enfants ou petits-enfants dans une assurance-vie offre une solution de placement diversifiée, disponible et potentiellement très performante à long terme. Cela constitue une stratégie solide pour préparer leur avenir financier et leur donner une longueur d’avance dans la vie.
Alors, si vous en avez marre de voir l’argent de vos enfants stagner, il est temps de prendre rendez-vous et de faire enfin fructifier les économies de votre progéniture.
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